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Résultats DNB : 88 élèves reçus sur 93. Résultats consultables sur le site de l'académie de Bordeaux et à l'affichage au collège jeudi matin.

Rentrée des classes le lundi 4 septembre 2017.
A 8h pour les 5e, 4e, et 3e.
A 9h pour les 6e et ULIS. Les parents de 6e et ULIS peuvent assister à la rentrée de leurs enfants et participer à la réunion d'information qui aura lieu à 9h30.
Les élèves de 6e seront libérés à 15h30 (en cas d'impossibilité de récupérer l'enfant, il restera sous la surveillance de l'établissement jusqu'à 16h30).
Le jeudi 7 septembre à 17h30, les parents de toutes les classes sont invités à une réunion d'information de l'équipe de direction et pourront à cette occasion rencontrer les représentants des fédérations de parents d'élèves.
En attendant un bel été à tous.

 
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Crime au Tribunal -




CRIME AU TRIBUNAL
Une nouvelle écrite par la classe de 4E du collège Elie faure
 
Distinguée par le premier prix des nouvelles collectives décerné par le jury du tribunal de Bergerac présidé par l’auteur Patrick Marty
 
 
 
La greffière entra dans son bureau et referma la porte derrière elle. Elle paraissait soulagée : cette affaire s’était plutôt bien terminée. Elle s’assit sur sa chaise et ferma les yeux. Soudain, elle sentit se poser sur ses bras deux mains glacées. Elle eut à peine le temps d’ouvrir la bouche, son agresseur la bâillonna avec un gros morceau de scotch. Elle n’eut pas le temps de  réaliser  ce qui lui arrivait. Elle reçut un coup sur la tête et sa vision s’obscurcit.
La salle d’audience n’était pas encore ouverte. Des avocats en tenue discutaient tout en haut du large escalier pendant qu’un groupe d’élèves recevait les dernières consignes de leurs professeurs. A l’ouverture, tout le monde s’engouffra dans la petite salle.
Nadia et Laura, deux jeunes avocates qui s’étaient connues lors de leurs études à Bordeaux se mirent à discuter en jetant quelques coups d’œil vers le fond de la salle :
«  Tu as vu tous ces élèves derrière nous? demanda Laura. Je me demande ce qu’ils font là. J’espère qu’ils ne vont pas faire trop de bruit, déjà qu’on s’entend à peine dans cette salle…
  • Oui, M. Monzie m’en a parlé l’autre jour, je crois que ce sont des collégiens de Sainte Foy…
  • Ah oui ? Au fait, tu sais qu’Olivia nous fait faux bond aujourd’hui ?
  • Elle est malade ?
  • Mais non ! Figure-toi qu’elle est injoignable depuis hier soir. M. Monzie a été appelé pour la remplacer au pied levé…
  •  Non ? La greffière qui manque son audience, on aura tout vu… Tu crois qu’elle l’a revu… ?
  • Attends, ça va commencer, on en reparle après ? »
La cloche retentit et le public se leva lorsque les magistrats firent leur entrée. Le juge s’installa, suivi de  ses assesseurs, le procureur et le greffier. Il s’adressa au prévenu :
« M. Chastaing, veuillez vous avancer à la barre. Vous êtes bien Monsieur Chastaing, vous êtes né le 26 août 1983 à Bergerac et… ».
A cet instant, des coups de feu retentirent, assourdissants, les balles volaient dans tous les sens. La panique et la confusion s’emparèrent du public : certains s’étaient jetés au sol, d’autres essayaient de s’enfuir. Des cris, de la fumée… Deux hommes cagoulés, revolver au poing, tiraient en l’air en vociférant, comme pour attiser la terreur de la foule.
  Le commissaire Varlet prenait son service, il salua les deux policiers à l’accueil et se dirigea vers le centre d’appels où se trouvait sa collègue et engagea la conversation :
-     « Salut Mathilde, ça va ?
  • Oui, salut Vincent ! Et toi ? »
Le commissaire n’eut pas le temps de répondre : la sonnerie du téléphone retentit et Mathilde décrocha : « Commissariat de Bergerac, je vous écoute… Oh! Ne bougez pas, j’envoie… Allo ? Allo ? Vous êtes toujours là ? » . Elle se retourna vers le commissaire : « Vite, Vincent ! Une fusillade a éclaté au tribunal ! Vas-y, j’envoie les patrouilles disponibles… ».
En arrivant sur place, le commissaire Vincent Varlet aperçut un de ses collègues posté à côté des véhicules de pompiers garés sur le rond-point devant le tribunal.
« Salut Eric, tu étais sur les lieux ? Tu sais ce qui s’est passé ?
  • Non, j’suis arrivé après. J’ai jeté un coup d’œil…
  • Tu crois que c’est un attentat ?
  • J’pense pas : pas de victime, juste quelques blessés légers, rien de bien grave… ça ne ressemble pas à du terrorisme.
  • Je suppose qu’y’a pas mal de témoins alors ?
  • Oui, il y a notamment le juge Boucher, il est resté à l’intérieur. Va l’interroger : il devait être aux premières loges !
  • OK ! Tu t’occupes de faire sécuriser le périmètre en attendant les collègues de la scientifique ?
  • Ouais, no problem, j’attends les « Experts »… A tout à l’heure. »
Le commissaire s’engouffra dans le tribunal et gravit les marches rapidement jusqu’à la salle d’audience. Derrière les portes enfoncées, les bancs en bois étaient retournés,  les chaises des juges, renversées, et les vitres, brisées. Du verre jonchait le sol. On distinguait des traînées de sang çà et là, ainsi que des impacts de balles sur les murs.
Varlet ressortit et se dirigea vers le hall dans lequel il avait aperçu le juge Boucher.
« Bonjour, je suis le commissaire Varlet. Pourriez-vous me dire ce que vous avez vu ?
  • Oui, bien sûr… L’audience venait de commencer quand des coups de feu ont éclaté. J’ai à peine eu le temps de me demander ce qui se passait, la panique s’est installée et je me suis couché au sol, comme les autres… Il y avait des cris… Je n’ai pas pu voir les tireurs, ils étaient cagoulés.
  • Ont-ils dit quelque chose ?
  • Non, rien de clair… Ils hurlaient…
  • Je vous remercie. Si un détail vous revient…, je vous laisse ma carte, n’hésitez pas à me rappeler…
  • Vincent ! l’interrompit son collègue Eric. Viens avec moi, on vient de me donner un élément qui pourrait s’avérer important… La greffière qui était sensée assister à l’audience, elle est introuvable depuis hier et ce matin, la femme de ménage a trouvé son bureau sens dessus dessous !
  • Très bien, allons jeter un coup d’œil à ce bureau. Au revoir Monsieur Boucher… »
 
 
La jeune femme se réveilla dans l’obscurité avec un horrible mal de tête. Elle se frotta le haut du crâne et sentit un liquide chaud couler sur ses mains. Ses oreilles bourdonnaient, certainement à cause du choc… Sa bouche était pâteuse, son corps, fatigué et engourdi.
L’équipe de la police scientifique était arrivée sur les lieux. Equipés de mallettes et vêtus de vêtements de protection, les trois agents installaient des plots sur la scène de crime.
-        « T’as trouvé quelque chose ?
  • Oui, regarde-moi ça, j’ai trouvé une belle empreinte sur cette douille, là. Mets-y un plot s’il te plaît… »
La journée s’achevait. Les deux policiers, Vincent Varlet et Eric Hernandez, entrèrent dans la salle de réunion du commissariat. Les indices retrouvés, soigneusement emballés dans des sachets plastiques, avaient été étalés sur la grande table, à côté des nombreuses photographies prises sur les scènes de crime.
-       « Tu as une idée de ce qui a pu se passer ? interrogea Eric.
  • Non, tout ça m’a l’air bien confus…, répondit Vincent.
  • Tu crois que la disparition de la greffière a un rapport avec la fusillade ?
  • Non, j’pense pas. J’la connaissais cette nana… Je l’ai rencontrée il y a quelques mois… Une fille plutôt bizarre cette Olivia, pas très stable…
  • Tu la connais bien ? demanda Eric à son collègue.
  • Non, mais pour tout te dire, on a eu une liaison, mais rien de bien sérieux… Elle est sans doute partie sur un coup de tête : elle est plutôt impulsive…
  • Il y a quand même des indices troublants… Regarde ce qu’on a trouvé dans son ordi : elle avait fait des captures d’écran de son portable qui dataient de quelques jours : pas très rassurant, non… ?
  • Vraiment ? s’étonna Vincent.
  • Oui, et puis il y avait cette lettre de menace qu’on a trouvée planquée sous le tiroir.
  • Peut-être, mais le mot qu’on a retrouvé sur le bureau semble prouver qu’elle est partie de son plein gré, non ? Elle voulait tout plaquer… Et son portable ? Je ne le vois pas dans les indices… Où est-il ?
  • On ne l’a pas retrouvé…
  • Impossible ! Je suis sûr de l’avoir vu dans son bureau, je me souviens, il dépassait de la poche de son manteau…
  • Tu en es certain ? , demanda Eric en consultant la liste des indices. Non, je ne vois rien de ce genre.
  • J’y retourne, je récupère les clés et je vais récupérer ce portable.
  • Je te suis, la nuit est tombée…
  •  T’inquiète Papa Poule, j’ai pas peur du noir ! Reste ici, continue à travailler sur les indices, je serai de retour dans moins d’une heure… ».
L’inspecteur Hernandez n’eut pas le temps de répondre : Varlet avait déjà quitté la pièce.
 Quelques minutes plus tard, le commissaire décida de se garer sur les quais. Il remonta dans le Vieux Bergerac. Il s’engagea dans une ruelle mal éclairée. Un chien aboyait et le brouillard commençait à s’épaissir. Soudain, Varlet entendit des bruits de pas derrière lui. Il se retourna et aperçut une ombre s’évanouir au détour d’un croisement. Peut-être un chat ? C’est alors qu’il sentit quelque chose le frôler. Il resta figé de terreur pendant quelques secondes, puis, reprenant ses esprits, il se remit en route. Il passait de ruelles en ruelles, toutes plus sombres et plus étroites les unes que les autres. Il gardait les yeux rivés sur les pavés humides pour oublier l’angoisse qui le tenaillait. Il s’arrêta devant la grande porte du tribunal, il récupéra la clé au fond de sa poche et entra.
 A l’intérieur, tout semblait calme. Il était seul. Pourtant la désagréable impression d’être suivi ne l’avait pas vraiment quitté. Il passa sous le portique, une sonnerie stridente retentit alors, qui le fit sursauter : on avait oublié d’éteindre le détecteur de métaux. Ses pas résonnaient ; plusieurs fois, il se retourna pour vérifier qu’il n’était pas suivi. Il entra dans le bureau de la greffière et referma soigneusement la porte derrière lui. L’air était glacial. Il s’avança. C’est alors qu’il entendit un bruit ; la poignée s’abaissa.
 
Elle reprit lentement ses esprits et entendit l’écho lointain des pas lourds d’une personne qui marchait dans le couloir. Elle essaya de distinguer la provenance des pas, mais ce fut en vain. Soudain, un claquement de porte, proche, se fit entendre. Les lumières s’allumèrent brusquement et sa vision, floue, s’améliora. L’homme s’avança vers elle, avec un air menaçant. Inquiète, elle se recroquevilla sur elle-même.
  • « C’est moi, dit-il d’une voix sombre.
  • C’est toi Vincent ? Tu m’as retrouvée ? Quel soulagement…
  • Ah vraiment ? Tu es soulagée de me voir? C’est pas ce que tu m’as dit la dernière fois qu’on s’est vus… T’aurais jamais dû me quitter…,  répondit-il d’une voix menaçante.
  • Ne me fais pas de mal, je suis enceinte… ! s’exclama-t-elle.
  • Pardon ? Et je peux savoir qui est l’enfoiré que tu fréquentes ?
  • Calme-toi, s’il te plaît…Tu es le père de cet enfant…
  • Tu n’es qu’une menteuse ! cria-t-il d’un ton agressif. Je te tuerai, quoi qu’il en soit… »
Elle ne répondit pas et se mit à pleurer. Pris de colère, Varlet frappa un grand coup dans la porte. Il se retourna vers la jeune femme terrorisée.
  • « Je suis le p…. reprit-il comme s’il se parlait à lui-même. De toute façon, je n’en veux pas de ce môme.  Peu importe, personne n’est au courant, ils se concentrent sur la fusillade que j’ai moi-même organisée et tout le monde pensera que tu as disparu volontairement ! 
  • Mais, pourquoi tout ça Vincent ?
  • Et toi, comment as-tu osé me faire ça ? Je t’aimais, je voulais t’aimer jusqu’à la fin de mes jours…, ajouta Varlet dans un souffle.
  • Laisse-moi partir, s’il te plaît, je ne dirai rien à personne, ça restera entre nous, supplia Olivia tout en sanglotant.
  • C’est trop tard Olivia… »
Au commissariat, l’inspecteur Hernandez rangeait soigneusement les indices dans une caisse cartonnée, quand il découvrit, posé sous un sachet, le téléphone de son collègue. « Oh, mon Dieu ! C’est le téléphone de Varlet, qu’est-ce qu’il fait là ? Il l’aura sûrement oublié… Je vais le lui rapporter, il pourrait en avoir besoin… ».
 Il sortit dans la rue, monta dans sa voiture et partit en direction du tribunal. Au bout de quelques minutes de route, il entendit le téléphone posé sur le siège passager, qui sonnait. L’écran afficha le prénom d’Olivia. « Tiens, c’est bizarre, … ». Paul Hernandez appela à trois reprises le numéro de téléphone et ce  n’est qu’à la troisième tentative que quelqu’un décrocha, mais il n’entendit que des bribes de phrases. «  T’aurais jamais dû me quitter… ». Il lui sembla reconnaître la voix du commissaire.
L’inspecteur se gara devant le tribunal et monta les quelques marches qui le séparaient de l’entrée. Il s’aperçut que la grande porte était entrouverte. A peine était-il entré qu’il entendit un bruit sourd qui semblait venir d’en bas. Il se précipita dans les sous-sols et entendit la voix de son collègue qui provenait d’une petite pièce au fond du couloir. Il s’approcha prudemment, son arme de service à la main, et ouvrit la porte.
-   « Varlet ! Que fais-tu ici ? Tu… Tu as retrouvé la greffière ?».
Le commissaire se retourna vivement, il paraissait surpris. La jeune femme semblait évanouie mais bien vivante.
« Oui, reste avec elle, je vais chercher les secours, je crois qu’elle a été droguée… », dit Varlet en s’éloignant rapidement. Hernandez n’eut pas le temps de lui dire qu’il lui avait rapporté son portable. Il s’approcha de la jeune femme inanimée. Soudain, il ressentit un coup violent sur l’arrière du crâne et s’évanouit.
Le juge avait demandé au commissaire Varlet de venir à la barre.
-      «  - Vous êtes donc arrivé au tribunal à 23 heures ce soir-là. Des cris ont attiré votre attention, puis une détonation et c’est là que vous avez découvert au sous-sol l’inspecteur Hernandez, son arme de service à la main, devant le corps inanimé de Melle Olivia Faurie. Ce dernier vous a alors tiré dessus, vous blessant légèrement à la jambe, et c’est en ripostant que vous l’avez tué. C’est bien ça ?
  • Oui monsieur le juge, répondit Varlet d’une voix tremblante. C’était mon collègue, vous savez et aujourd’hui encore ce souvenir me hante… J’aurais dû simplement le blesser…
  • Commissaire, vous avez fait ce que vous pouviez. Ne vous inquiétez pas. Vous avez quelque chose à rajouter ?
  • Non, monsieur le juge. Je n’ai rien à rajouter.
  • Merci pour votre témoignage. Vous pouvez regagner votre place… La délibération aura lieu le 27 novembre prochain. La séance est levée ».
Le commissaire Varlet descendit les marches et regagna sa voiture. Il démarra en ricanant.

 
Crime au Tribunal
Par Le Principal
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